Sébastien met le doigt sur le moment où l'IA arrête de scaler. Générer un MVP en quelques heures, monter un workflow qui fonctionne pour soi: c'est accessible aujourd'hui. Le mur arrive juste après. Un collègue s'y met, puis deux, puis cinq. Chacun a sa version, les résultats varient, et personne ne sait vraiment quelles données circulent où. C'est la zone grise dans laquelle se trouvent les entreprises qui viennent nous voir chez SquadBox. Et ce n'est pas un problème de prompt, c'est un problème de standardisation et d'adoption. Tant que la logique vit dans une tête et dans un compte personnel, elle ne sort pas du bas de l'historique. Pour qu'un usage devienne organisationnel, il faut que le mandat soit défini en dehors de la personne qui l'a inventé, et que le résultat soit le même peu importe qui appuie sur le bouton. C'est ce que nous construisons avec SquadBox. Des coéquipiers d'IA configurés pour des tâches précises, dans un environnement 100% sécurisé. L'utilisateur change, le standard ne change pas. La question de Sébastien est la bonne. La réponse n'est pas dans un meilleur outil personnel, elle est dans la façon dont on conçoit l'IA pour qu'elle tienne à cinquante ++, pas à un.
Ce qui est incroyable dans la phase actuelle avec l'IA, c'est qu'on peut générer plus d'idées, plus de concepts, plus de maquettes et même un MVP fonctionnel, en quelques heures. L'enjeu, c'est quand on veut que ça dépasse l'usage perso. Je suis moi-même dans ce bateau. J'ai des projets assez complexes dans Claude; plusieurs fichiers, des fichiers de référence, un script qui valide les versions. Ça fonctionne relativement bien pour moi, sauf quelques irritants. Ça se corse dès qu'on veut le partager avec un collègue et ça se complexifie encore plus quand on veut collaborer sur le même projet. La gestion des versions, s'assurer que le "output" reste cohérent peu importe qui l'utilise, c'est exactement là que ça commence à être moins fluide… Je crois que c'est souvent à ce moment, qu'on abandonne ces projets "cool". Ça ne scale pas, alors ils se ramassent dans le bas de notre historique et ne vont jamais vraiment plus loin qu’une POC. Ça soulève une vraie question, est-ce un gain réel de productivité si ça reste confiné à une seule personne? Ou si c'est juste une optimisation individuelle, isolée, qui ne se propage pas dans le reste de l'entreprise? Comment fait-on pour que ces gains-là se pollinisent? Pour que ce qui marche pour une personne devienne un gain organisationnel? Je crois qu'on sous-estime grandement cette étape. On parle beaucoup d'adoption de l'IA au niveau individuel, mais très peu de comment on scale ces apprentissages à l'échelle d'une équipe ou dans une entreprise globalement. Je suis curieux de savoir comment vous gérez ça dans vos organisations actuellement? **Photo by Wolfgang Hasselmann on Unsplash**